"L'intérieur caché métamorphosera complètement l'extérieur apparent."
Saint Grégoire de Nysse

23.12.10

Pour la Comission Européenne, Noël n'éxiste pas.

La Commission européenne a produit plus de trois millions d’exemplaires d’un agenda aux couleurs de l’Union européenne pour les écoles secondaires : cet agenda comprend la mention des fêtes juives, hindoues, sikhs et musulmanes, mais aucune fête chrétienne n’y est signalée. La fête de Noël, par exemple, que l'on
s'apprête à célébrer dans l’Europe entière, est tout simplement absente de cet agenda.

« La religion chrétienne subit ici une attaque directe et violente de la part de la Commission européenne, s’indigne Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate. Un tel acte de discrimination est absolument scandaleux. »

« Comment peut-on à ce point nier l’histoire, et nier notre réalité actuelle ? poursuit la Présidente du Parti Chrétien-Démocrate. Le christianisme a joué un rôle fondamental dans la construction de l’Europe, il est la religion de nombreux européens aujourd’hui. Reconnaissons simplement les faits. L’Europe doit prendre conscience de ses propres racines chrétiennes et du rôle public de la religion : il ne s’agit pas de nier les exigences d’une juste et saine laïcité, mais de ne pas la confondre avec un laïcisme idéologique. »

Christine Boutin a fait part de son inquiétude et de son indignation au Commissaire responsable, Monsieur John Dalli, au Président de la Commission européenne, Monsieur José Manuel Barroso, et au Ministre auprès de la ministre d’Etat chargé des Affaires européennes, Monsieur Laurent Wauquiez : retrouvez
ses courriers sur le site internet du PCD.

  • La symbolique Mariale du drapeau

Peut-être est-il bon de rappeler la symbolique du drapeau Européen, qui a tendance a être oubliée en France.

[Une des visions de saint Jean dans l'Apocalypse décrit la Vierge Marie de cette manière: « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles. » (Apocalypse XII, 1)
La médaille miraculeuse

Cette apparence de Marie se trouve aussi sur la médaille miraculeuse et les vitraux de la cathédrale de Strasbourg.

De plus, le bleu pâle est la couleur de Marie, et le douze est un nombre très présent dans la Bible. Le bleu du drapeau européen, bleu azur, n'est donc pas la couleur mariale.

Arsène Heitz, le dessinateur du drapeau, revendiqua plus tard le drapeau comme étant effectivement une référence à la Vierge Marie, même si ce sens n'avait pas été évoqué ouvertement avant l'adoption du projet. Pour coïncider, l'adoption eut lieu un 8 décembre, jour de la Fête de l'Immaculée Conception.

Cette symbolique n'a pas forcément échappé aux fondateurs de l'Europe, certains étant très chrétiens : Robert Schuman a un procès en béatification en cours.

On ne trouve pas d'évocation de cette symbolique, qui n'a pas de valeur officielle, dans les manuels d'éducation civique en France, État particulièrement laïque. En revanche ce lien fut employé comme argument par les partisans de l'adhésion en Pologne, très catholique, à l'Union européenne.]

Sources: Parti Chrétien Démocrate, Wikipedia.

8.12.10

Le 8 décembre à Lyon: un peu d'histoire !

Le 8 décembre, les Lyonnais font mémoire de l’installation de la statue de la Vierge dorée au sommet du clocher de Fourvière. Depuis 1852, ils placent ce soir-là des lampions à leurs fenêtres, ils montent en procession à la Basilique et ils confient à Marie leurs intentions de prière.

Depuis longtemps, la Vierge Marie est honorée à Lyon. Dès le XIIe siècle, une église lui est dédiée sur la colline de Fourvière. En 1643, devant la peste qui ravage l’Europe entière, la ville de Lyon est mise sous sa protection. 

Et chaque année, le 8 septembre, fête de la nativité de la Vierge, les responsables de la ville montent à Fourvière pour offrir leur « écu ». En 1832, c’est du choléra que la ville sera épargnée. Il est décidé de remercier Marie en édifiant une statue de bronze doré au sommet de Fourvière. plus loin Elle devait être inaugurée le 8 septembre 1852, mais une inondation dans l’atelier du fondeur retarda la cérémonie au 8 décembre, autre fête de la Vierge, celle de l’Immaculée Conception. 

Les intempéries empêchent les illuminations officielles, mais, la pluie ayant cessé, spontanément les Lyonnais se mettent à allumer des lampions à leurs fenêtres, dans une ferveur unanime. Cette fête improvisée un soir, renouvelée l’année suivante, prit un éclat particulier en 1854, lorsque fut proclamé le dogme de l’Immaculée Conception. Désormais, d’année en année, les Lyonnais fêtent Marie, lui disent de multiples mercis, se préparant à fêter le grand cadeau qu’elle nous fait à Noël : Jésus, la lumière du monde.

Source: Diocèse de Lyon / www.lyon.catholique.fr