"L'intérieur caché métamorphosera complètement l'extérieur apparent."
Saint Grégoire de Nysse

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jeudi 18 avril 2013

Témoignage d'un jeune manifestant pour la défense de la famille et du droit des enfants.

Très beau témoignage d'une jeune qui était hier soir, Mercredi 17 avril 2013, sur l'esplanade des Invalides.

Chers amis,

Voici simplement un petit témoignage de ce qui se passe ici à Paris, en ces jours étranges. Le combat où nous sommes n'est pas anodin. Beaucoup de médias caricaturent et ridiculisent. Voici en toute vérité ce que j'ai vécu hier soir.
Hier après-midi, j'ai rejoint comme la veille la Manif pour tous, qui défile de Sèvres-Babylone à l'Assemblée nationale tous les soirs cette semaine entre 19h et 22h, à grand renfort de chants, de sifflets et de casseroles. L'ambiance était joyeuse comme toujours ; beaucoup de jeunes, peut-être les deux tiers du cortège.
Lors de la dispersion aux Invalides, nous avons rejoint avec deux amis une pelouse, un peu plus loin, sur laquelle se tenaient assis des groupes de jeunes, calmes, avec des bougies. J'avais entendu parlé la veille de cette initiative, dite « Les Veilleurs » : 100 ou 200 jeunes étaient restés calmement sur les Invalides, rejoints par Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson et un autre député. Vers 1h du matin, les CRS les ont sommés de partir. Ceux qui sont restés ont été enlevés de force, poussés dans la bouche de métro ; des bombes lacrymogènes ont été lancées dans la bouche du métro ; 40 jeunes (au hasard, ceux qui étaient les plus proches du bus selon le témoignage d'une amie !) ont été embarqués et emmenés au poste, puis, pour ne pas reproduire une garde à vue contestée, relâchés à 3h du matin à l'autre bout de Paris.
Je ne savais que penser de cette initiative. Ce rassemblement était parfaitement légal et, tant qu'il ne provoquait aucun trouble à l'ordre public, les forces de l'ordre n'ont, selon la loi, aucun droit de le disperser. En même temps, est-ce vraiment utile d'en rajouter, de provoquer des incidents avec les forces de l'ordre ? Après en avoir discuté avec plusieurs amis, j'ai décidé de suivre ceux qui avaient vécu l'expérience la veille.

22h : Nous sommes un peu plus de 800 jeunes, assis par terre dans le calme, sur l'esplanade des Invalides, avec des bougies. Axel, le chef de file du mouvement, explique au porte-voix l'esprit de cette initiative. Il s'agit de résister à ce gouvernement et à ses lois iniques, non par la violence, mais par notre force spirituelle – au sens large, celle qui habite tout homme, ce n'est pas réservé aux croyants. C'est notre vie intérieure, notre paix, notre amour qui constitue la plus grande force de résistance ; à cela le gouvernement ne peut rien opposer. Je connais Axel de vue, il vient à EVEN le lundi soir. Il est d'un calme olympien, il parle d'une voix douce, ni coléreux ni revendicatif ; il sait où il va et tient le cap. Il mène cela avec une jeune fille nommée Alix. Peut-être 25 ans, pas plus.

22h30 : Axel nous parle de la paix intérieure, et nous écoutons des textes (Madeleine Daniélou, Victor Hugo...) sur la France, l'intelligence, l'amour, la liberté... Les CRS sont encore partout sur l'esplanade, où des groupes de manifestants, restés après la dispersion, font du bruit et refusent de partir. Très tôt, les CRS prennent position autour de nous. Axel explique calmement qu'à la deuxième sommation, ceux qui voudront partir partiront ; qu'accomplir demain notre devoir d'état est plus important que de rester ; que ceux qui peuvent rester et résister devront, s'ils aterrissent au poste, demander un avocat commis d'office et un médecin : il sera évidemment compliqué de trouver plusieurs centaines d'avocats et de médecins en même temps ! Nous continuons de rester paisibles ; au bout d'un moment, les CRS nous contournent et partent s'occuper d'autres groupes bruyants et violents.

23h : Ce soir, nous ne resterons que jusqu'à 1h du matin, a encore dit Axel. Ensuite, nous irons tranquillement nous coucher. Arrive un commissaire de police, qui parlemente avec Axel quelques instants. Celui-ci nous informe ensuite au micro : « Ce policier nous demande de nous disperser à minuit et demie, pour que nous puissions prendre les derniers métros. Si nous partons à minuit et demie, nous pouvons rester, nous ne serons inquiétés par aucun policier. Je suis très heureux de ce qu'il se passe, notre paix commence à faire son effet. Nous resterons jusqu'à minuit et demie. » Le policier part.

23h30 : Nous écoutons toujours des paroles et des textes, alternés avec des temps de silence. Ailleurs encore, des pétards, des sirènes... Il est difficile de rester tranquilles, ancrés dans sa « paix intérieure » comme le rappelle Axel, quand les camions de CRS passent et repassent dans tous les sens sur l'esplanade. Des jeunes partent, d'autres se dissipent...Certains, au téléphone, tentent de faire venir leurs amis restés avec des groupes plus violents. Axel garde son calme. Mgr Aillet, évêque de Bayonne, nous rejoint un moment, nous bénit et bénit notre « résistance spirituelle » et notre courage. Xavier Bongibault et un organisateur de la Manif pour tous nous rejoignent aussi. Un garçon récite par cœur un texte de Gramschi sur l'indifférence :
« Je hais les indifférents. (…) Ce qui se passe, le mal qui s’abat sur tous, le bien possible qu’un acte héroïque peut provoquer, tout ça revient moins à l’initiative de quelques personnes qui agissent qu’à l’indifférence, à l’absentéisme de la majorité. Ce qui arrive, arrive non pas parce que certains veulent qu’il arrive, mais parce que la majorité abdique sa volonté, laisse faire, laisse se grouper les nœuds qu’ensuite seule l’épée pourra couper, laisse promulguer les lois qu’ensuite seule la révolte fera abroger, laisse aller au pouvoir les hommes qu’ensuite seul une révolution pourra renverser. La fatalité qui semble dominer l’histoire n’est que l’apparence illusoire de cette indifférence, de cet absentéisme. Des faits mûrissent à l’ombre, juste quelques mains, à l’abri de tout contrôle, tissent la toile de la vie collective, et la masse ignore, car elle ne s’en soucie point. Les destins d’une époque sont manipulés selon des vues étriquées, des buts immédiats, des ambitions et des passions personnelles de petits groupes actifs, et la masse ignore, car elle ne s’en soucie point. »

Axel nous invite encore à examiner pourquoi nous sommes là, ce que nous voulons défendre. Nous voulons montrer notre détermination, de manière pacifique, en s'appuyant sur notre vie intérieure. Nous préférons ce que nous croyons à notre vie, à notre confort. Toujours dans un grand calme, sans exaltation, sans triomphalisme, humblement.

Minuit : Nous voyons brusquement arriver et se ranger juste devant nous dix cars de CRS, ainsi que le bus bien connu qui sert aux arrestations. Le même policier revient parlementer ; son porte-voix ne fonctionne pas, Axel lui prête le sien. « C'est bien, tout s'est bien passé, maintenant vous allez vous disperser et rentrer calmement, si vous ne voulez pas que cela se passe mal. » Axel rappelle, toujours très calmement, qu'on lui avait assuré que nous pouvions rester jusqu'à minuit et demie, et qu'il n'y aurait pas de policiers autour de nous. Il discute un peu avec le commissaire, puis reprend le micro. « Visiblement les ordres ont changé ; nos amis les policiers nous demandent de partir une demie-heure plus tôt. Là il faut que vous m'aidiez, j'ai une décision à prendre. Peut-être vaut-il mieux rester, parce qu'on nous dit minuit et demie, puis minuit, puis 22h, et demain on n'existe plus ; peut-être vaut-il mieux partir, quelques minutes plus tôt, et éviter des incidents avec les forces de l'ordre. » Sur ce, il demande au policier deux minutes de réflexion et, écartant tous ceux qui veulent le conseiller, prend seulement Alix à part. On les voit discuter quelques minutes, rejoints ensuite par deux ou trois autres.

Minuit quinze : Axel et Alix reviennent : « Chacun est libre, mais nous, nous allons rester. Ce quart d'heure qui reste ne changera rien, nous allons seulement montrer que nous sommes libres et déterminés, nous resterons jusqu'à l'heure qu'on nous a dite, dans le silence absolu. Puis, à minuit et demie, nous nous disperserons calmement et nous irons nous coucher. » Approbation muette de la « foule », par les mains.

Minuit vingt : Les CRS sortent des bus, casqués et bouclier en main, et commencent à nous encercler. Nous avons resserré les rangs, rangés en ligne, alternés garçon et fille, nous tenant par les bras, et essayons de rester dans le calme. Axel et Alix restent devant nous, nous exhortent encore à rester ancrés dans notre paix intérieure.

Minuit vingt-cinq : Nous sommes encerclés, ils sont tous proches de nous. Vont-ils nous attaquer pour quelques minutes qui restent encore ? Ils n'avancent plus. Minutes héroïques : des CRS armés face à quelques centaines de jeunes désarmés, assis par terre en silence, qui ne résistent que par la force de leur détermination. Nous sentons que la force est de notre côté, elle est intérieure, elle est dans notre confiance et dans la communauté que nous formons. Certains CRS semblent un peu interloqués ; si on leur avait donné l'ordre de nous attaquer à ce moment-là, je ne sais pas ce qu'ils auraient fait. Il paraît que la veille, l'un d'eux s'est mis à pleurer, en disant : « C'est trop beau ce que vous faites, on nous fait faire du sale boulot ! » Les minutes s'égrènent, une à une ; le moindre cri ou mouvement de panique, et tout peut exploser.
Il reste deux minutes. Quelqu'un entonne « l'espérance », et peu à peu le chant se propage, repris par toutes les voix. Il s'enfle, et devient un chant de victoire. Serrés les uns contre les autres, sans bouger, nous chantons.

Minuit trente : Axel donne le signal du départ. Tous ensemble, chantant toujours, nous nous levons et marchons calmement vers la bouche du métro. Extraordinaire moment : notre paix est victorieuse. Les CRS nous encadrent, ils ne savent pas trop quoi faire de leur force. Des ordres imbéciles fusent, certains empêchent ceux qui veulent partir à vélo ou à pied de passer, d'autres rattrapent avec violence deux filles qui partaient à pied. Certains CRS nous laissent passer, l'un d'eux crie : « Laissez tomber vos boucliers, les gars, il ne va rien se passer. » Ils sont tellement habitués aux rapports de force et à la violence, que notre manière d'agir les dépasse complètement. Ils se croient obligés de pousser ceux qui descendent dans le métro, de repousser ceux qui sont à l'extérieur... S'ils avaient eu confiance en nous, en dix minutes nous nous serions dispersés nous-mêmes dans le calme. Heureusement, pas d'incident grave, et à 1h l'esplanade est déserte.

Expérience faite, je crois que cette initiative est belle, et j'encourage ceux qui le peuvent à la rejoindre. Beaucoup de jeunes, et des moins jeunes, légitimement énervés par le déni et l'injustice dont nous sommes l'objet de la part du pouvoir et des médias, basculent dans la violence. Je crois que la vraie résistance est là, dans la force spirituelle de cette jeunesse de Paris, qui est prête à défendre la vérité, qui ne cède ni à l'indifférence ni à des pulsions de violence, qui fonde sa force sur celle de l'intelligence, celle du cœur, celle de la foi. Ce soir encore, et les jours suivants, de plus en plus nombreux sans doute, « les Veilleurs » seront là, sentinelles de l'aurore.

mardi 26 mars 2013

La selection musicale de Monsieur Arnaud # 8

Toutes dernières nouveautés ou petites perles oubliées, de la pop, du rock, du folk et toujours une place pour un artiste français!
Découvrez 7 titres choisis avec amour par Monsieur Arnaud.
Bonne écoute ;-)

VOUS N’ARRIVEZ PAS A LIRE LA PLAYLIST: CLIQUEZ ICI



1. KING CHARLES - The brightest lights (2012)
2. YOUNG OCEANS - To Thee we run (2012)
3. HUDSON TAYLOR - Battles (2012)
4. NEIL YOUNG - Helpless (1970)
5. THE EMBER DAYS - More than you think (2012)
6. MOBY - Extreme Ways (2007)
7. JACQUES BREL - Les prénoms de Paris (live) (1964)

lundi 11 février 2013

Benoit XVI démissionne | Discours complet.


"Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise.
Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien.
Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les oeuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière.
 
Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié.
 
C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.
 
Frères très chers, du fond du cœur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Église de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l’élection du Souverain Pontife.
Quant à moi, puissé-je servir de tout coeur, aussi dans l’avenir, la Sainte Eglise de Dieu par une vie consacrée à la prière.  »

Benoit XVI, Rome, le 11 février 2013.

mercredi 30 janvier 2013

Jean-Frédéric Poisson, Vice Président du PCD | Intervention à l'Assemblée Nationale (Mariage pour Tous)

Jean-Frédéric Poisson est député UMP des Yvelines et Vice Président du PCD.



Sylviane Agacinski | Le gouvernement cède trop facilement aux pressions d'un lobby.

Quand la France anonyme décide de parler !



J'ai reçu il y a quelques jours une lettre d'un homme, venu à Paris pour manifester sa colère face à l'attitude du gouvernement dans la conduite du projet de loi "Mariage pour tous". J'ai décidé avec son accord de la publier sur ce blog, afin qu'une voix de plus, lorsque tant d'autres sont confinées dans les foyers, puisse être entendue sur la place publique.  



"Par ces temps perturbés et difficiles économiquement, il est sage et porteur d’espoir de rétablir la vérité.



Non la France n’est pas morte.



Non la France n’est pas idiote.



Non la France n’est pas ringarde.



Non la France n’est pas mimétique.



Non la France ne se résume pas à la télévision.



Non la France n’est pas naïve.



Non la France n’est pas que politique.



Non la France n’est pas unanime.



Elle n’est pas morte parce qu’elle montre son vrai visage de réveil le 13 janvier à la manif pour tous.



Elle n’est pas idiote parce qu’elle sait très bien compter et faire la différence entre 340.000 et peu ou prou 1 000 000. L’esplanade du champ de Mars remplie c’est autour d’ 1 million et pas trois fois moins.



Elle n’est pas ringarde parce qu’elle sait mettre en scène toutes les générations. Il suffisait de voir avec quel émerveillement les personnes âgées incapables de marcher pendant 6 heures de rang du haut de leur balcon parisien ont acclamé la foule des manifestants.



Elle n’est pas mimétique parce qu’elle considère que ce n’est pas parce qu’on lui présente des évolutions de société inéluctables, qu’elle devrait faire comme certains autres états européens qui légalisent la consommation de cannabis ou font évoluer leur code civil pour répondre à des minorités et surtout ne pas les fâcher. La France sait dire quand il est devenu temps d’arrêter les troupeaux de moutons qui se jettent du haut de la falaise. Elle tient à la vie et s’enorgueillit de penser différemment.



Elle ne se résume pas à la télévision et bien qu’elle suive assidûment le 20 heures et autres France info, i-télé, Bfm…qui comptent dans leur effectifs grand nombre de journalistes de talent, elle sait faire la part des choses et ne se laisse pas abreuver d’informations diffusées par une certaine police de la pensée…Elle pense et tient à le faire savoir à ses dirigeants.



Elle n’est pas naïve parce qu’elle connaît parfaitement bien les modes de récupération dont elle fait l’objet d’un certain nombre de ses politiques qui s’associent à elle dans le but d’apparaître là ou il faut quand il le faut pour servir leurs intérêts électoraux.



Elle n’est pas que politique parce qu’elle dit calmement mais expressément ce qu’elle pense quand il y va de la vie de ses enfants petits enfants, arrière petits enfants…Elle ne ressemble en rien à ce que décrit George Orwell dans son ouvrage écrit en 1948 qui décrit 1984 comme un monde capable de réécrire l’histoire. Elle exprime simplement la vérité de notre condition humaine constituée par nature de l’altérité. On ne remplace pas encore un homme et une femme par je ne sais quel artifice du code civil, ni par la science ni par la technique.

En tous les cas la France ne souhaite pas que ses enfants et toutes les générations suivantes vivent dans ces situations prétendument inéluctables. Par sa nature la France ne se résume en rien à l’inéluctable, elle l’a prouvée maintes fois dans son histoire et n’a jamais accepté ceux qui souhaitaient la tenir sous le joug militaire ou de la pensée.



Elle n’est pas unanime et effectivement difficile à gouverner. En revanche, elle est docile quand elle considère que ses dirigeants la respectent dans ses différences à condition que ceux-ci ne dénaturent pas son être pour paraître. Ce 13 janvier elle clame simplement que c’en est trop. Certes l’égalité est l’un de ses plus grand principe universel. En revanche sous couvert d’égalité, produire volontairement de nouvelles inégalités par la naissance ne lui apparaît pas raisonnable.

C’est pourtant bien de cela dont il s’agit : créer de façon artificielle des difficultés supplémentaires à la vie par la non reconnaissance d’une paternité ou d’une maternité pour chacun de ses enfants. La France sait dire Non et veut arrêter son massacre.

Massacre de ses familles qui se taisent parce qu’elles sont bien élevées, respectueuses de leurs aînés, généreuses, solidaires, et surtout sensées.



La France est un condensé de bon sens, elle croit en elle en son avenir en son histoire certes imparfaite mais emplie d’espérance, elle ne souhaite pas donner naissance à une loi qui satisfasse l’orgueil démesuré de certains qui veulent peut-être laisser des traces de leur passage au pouvoir au mépris du bien commun pour paraître au mieux dans «  la tendance » et surtout ne pas fâcher certains lobbies ultra minoritaires.

La France n’a pas inventé la « machine à cintrer les bananes » parce que les bananes sont cintrées naturellement. Elle entend continuer à rester sensée et ne souhaite pas que ses dirigeants inventent une telle machine.



La France au fond veut simplement que ses dirigeants puissent prendre de la hauteur de vue afin de discerner où est le bien et où est le mal.

Et oui, messieurs les politiques, on aura beau tout changer tout modifier pour moderniser, améliorer, rendre plus juste, il n’en demeure pas moins que ce qui est mal est l’inverse du bien même si cela semble plus juste.



Un peu de modestie et surtout un peu de mémoire pour vous rappeler votre origine naturelle. Imaginez vous dans un siècle né d’un père et d’un père, d’une mère et d’une mère… Quel talent ! Vous aurez enfin réussi à transformer ce qui ne l’est pas. Mais peut-être souhaitez vous que les bananes soient droites ! C’est en effet plus facile à ranger. 



Il est possible d’éviter l’inéluctable, ce n’est qu’une question de volonté.



En revanche même avec la plus grande volonté vous ne parviendrez pas à modifier l’altérité source du prolongement de l’humanité. Vous émouvoir à l’écoute du droit des enfants à dire Papa et Maman vous est encore possible.

Leur conserver cette magnifique espérance de ressembler à l’un ou à l’autre pour à leur tour donner naissance à leurs propres enfants est sans doute le plus grand bien de notre condition humaine.

Il s’agit en effet de leurs droits, et non pas du droit des adultes à l’enfant.

Le droit à l’enfant n’existe pas, il n’est que la manifestation d’un orgueil immensément démesuré qui consiste à croire que l’on peut tout décider, tout créer, tout modifier, tout vouloir pour satisfaire son bon plaisir.



Messieurs les politiques, ne croyez pas que vous soyez capables de tout cela, vous valez bien mieux.



Écouter la France c’est écouter le bien pour éviter le mal et pour que vive la France."
                                                                                             
Un français anonyme et fier de l’être, le 14 janvier 2013.

mercredi 5 décembre 2012

La selection musicale de Monsieur Arnaud #7

Toutes dernières nouveautés ou petites perles oubliées, de la pop, du rock, du folk et toujours une place pour un artiste français!
Découvrez 7 titres choisis avec amour par Monsieur Arnaud.
Bonne écoute ;-)

VOUS N’ARRIVEZ PAS A LIRE LA PLAYLIST: CLIQUEZ ICI



1. BON IVER - Come talk to me (Peter Gabriel cover) (2012)
2. JOHN MAYER - Wait until tomorrow (Jimi Hendrix cover)(2005)
3. ANDREW BIRD - Three White Horses (2012)
4. HOOVERPHONIC - Mad about you (live) (2012)
5. THE LUMINEERS - Stubborn Love (2012)
6. LE MYSTERE DES VOIX BULGARES - Polegnala E Todora (1998)
7. CELEBRATIO - Le Seigneur est ma lumière et mon salut (2012)

vendredi 9 novembre 2012

Mariage homo | Une video pour comprendre la manifestation du 17 novembre 2012



Le 17 novembre 2012, une grande partie de la population va descendre dans la rue pour manifester son désaccord avec le projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Voici la vidéo de la conférence de presse.

Plus d'infos sur : www.lamanifpourtous.fr

lundi 22 octobre 2012

SPRING : Nouveau webzine culturel

Nous vous invitons à découvrir un nouveau webzine culturel, intitulé SPRING !

Inspiré par la foi catholique qui reconnaît l'unité de la beauté, de la vérité et du bien, SPRING vous propose de découvrir des artistes et des initiatives culturelles porteuses de sens. SPRING entend défendre une ligne éditoriale éclectique et exigeante, en s'intéressant aux nombreuses formes que peuvent prendre les arts et les manifestations culturelles aujourd'hui.


Des dernières sorties folk/indé US aux merveilles de la musique sacrée en passant par le théâtre, le cinéma ou la poésie, les contributeurs de SPRING se veulent d'humbles guetteurs de projets artistiques intelligents et spirituels émergeant en France et aux quatre coins du globe. 

Alors maintenant ouvrez grands vos yeux et vos oreilles. Ça va commencer.  

Rendez-vous sur: www.springmag.fr

dimanche 30 septembre 2012

La sélection de Monsieur Arnaud #6

Toutes dernières nouveautés ou petites perles oubliées, de la pop, du rock, du folk et toujours une place pour un artiste français!
Découvrez 7 titres choisis avec amour par Monsieur Arnaud.
Bonne écoute ;-)


Découvrez la playlist LA VIE EST BELLE avec
1. LEELAND - The great awakening (2011)
2. BROKEN BELLS - High road (2009)
3. SOUAD MASSI - Teghri (2003)
4. ARON NEVILLE - Tell like this (1965)
5. BILL FAY - Jesus etc. (2012)
6. BELLE AND SEBASTIAN - Wandering alone (2002)
7. ALAIN BASHUNG - Il voyage en solitaire (Manset) (2008)

mardi 18 septembre 2012

Celui qui ne s'aime pas lui-même ne peut rien donner au prochain (Benoit XVI)

"La joie naît d’une acceptation intérieure du monde, d’un oui intérieur à la vie qui est un oui à la joie.
Elle se fonde sur le fait que nous sommes en syntonie avec la Création, en syntonie avec le créateur, et c’est pourquoi nous savons qu’il est bon d’être une personne humaine.
Cependant, est-il permis d’être si heureux, alors que le monde est plein de souffrance, qu’il existe tant d’obscurité et de mal ?
Oui ! car en disant « non» à la joie nous ne rendons service à personne, nous rendons seulement le monde plus obscur.
En effet, celui qui ne s’aime pas lui-même ne peut rien donner au prochain, il ne peut pas l’aider, il ne peut pas être un messager de paix ».

Benoit XVI